Console en acier et bois peint avec incrustation plaque de fer
Table basse en acier noir et chêne
Table haute en acier poli et plateau en bois
Lampe de table réalisée avec de l'acier de récupération
coupe en acier poli vert antique

A propos de Paul-Henri Pradeaux

Paul-Henri Pradeaux dans son atelier de Charente-Maritime

De la soudure au Jazz

Passionné de jazz, j'ai eu la tentation de nommer mes réalisations par des titres d'albums et de morceaux de mes jazzmen favoris : John Coltrane, Sonny Rollins, Archie Shepp, Dexter Gordon... ; Saxophoniste moi même, je compose mon mobilier avec le même élan créatif qu'un chorus ou un "riff" de jazz.

Autodidacte tant dans le travail du bois que celui du fer, je crée du mobilier depuis une dizaine d'années. Les matériaux utilisés sont parfois issus de la récupération, j'ai de fait, une inclination pour les aciers maltraités par la corrosion et par le bois provenant de vieux meubles, redonnant ainsi à ces matières une seconde existence.

Même si l'association fer/bois/béton représente la majeure partie de mes créations, je conçois également, à la demande du mobilier alliant l'acier avec des matières minérales telles que l'ardoise, le marbre et la pierre.

Paul-Henri Pradeaux
Créateur Designer

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Paul-Henri Pradeaux : un faiseur «brutaliste» au XXIème siècle

Il ne faut pas s’y méprendre quand on aborde le travail de Paul-Henri Pradeaux. C’est un travail brut mais au sens plein du terme. Sorte d’épigone des brutalistes en architecture qui jouaient avec toutes les potentialités du béton quelques décennies avant !

Lui-même se défend bien d’y voir autre chose qu’un simple travail d’artisan, privilégiant l’acier, sous toutes ses formes ainsi que le bois. le marbre et d’autres matières qui viennent s’ajouter à la panoplie que ce modeste aime à utiliser. Malgré ses dires, l’oeil y voit autre chose qu’une forme de superficialité qui ne serait que décorative. La dimension spéculaire de ses oeuvres saute aux yeux, sans mauvais jeu de mots.

Foncièrement géométriques pouvant évoluer dans n’importe quel espace, ses lampes, par exemple, deviennent des gratte-ciels dont la verticalité des « parois » donne vite le vertige. On s’y mire, on s’y projette. C’est qu’on peut facilement s’y abandonner, y abandonner son regard abdiquant par là même toute forme de rationalité. Effet de miroir, les faces épurées vous invitent assez vite à la contemplation. Et l’on y revient. Macrocosme dans un microcosme, le travail de Paul-Henri Pradeaux s’arc-boute sur cette double perspective. Bien entendu l’horizontalité n’est pas non plus absente de sa création à travers tables ou commodes par exemple. Mais c’est toujours la ligne pure, diablement épurée qui séduit et attire l’oeil de cet autodidacte.

Finalement, ce qui fascine chez lui c’est la rigueur du point de vue, assez inconsciente selon lui, associée à un sentiment de liberté infini dans ce qu’il veut appréhender dans la création, mais, d’une certaine manière, par-delà la création. Bref, laissez-vous séduire par ce faux innocent des formes car il synthétise assez bien les métamorphoses d’un monde en train de s’accomplir.

Philippe Gaildraud
Artiste collagiste